Il y a quelques mois, je suis sollicité par une responsable des Services Enfance et Éducation de la Mairie de Maisons-Alfort. Elle a entendu parler de moi par le biais de son réseau relationnel. Elle est à la recherche d'un formateur capable d'animer une formation sous forme d'ateliers dans une dynamique ludique et peu scolaire, l'utilisation de techniques théâtrales étant appréciée.

 

Après plusieurs échanges téléphoniques et plusieurs reports du fait de la crise sanitaire, un calendrier peut enfin être établi et les prestations menées.

 

Quels sont les thèmes de ces ateliers et à qui s'adressent-ils ?

 

Les ateliers doivent porter simultanément sur deux thèmes : la communication interpersonnelle et la confiance en soi. Deux sujets qui ont beaucoup de connexions entre eux et sur lesquels je travaille (en coaching ou en formation) depuis bien des années.

 

Si les sujets me sont très familiers, il n'en n'est pas de même du public assez différent de celui que je côtoie dans mon quotidien professionnel. Les prestations s'adressent à des référent(e)s d'animateurs dont certains sont aussi directeurs/trices d'accueil de loisirs et à des gardien(nes) d'école ou des responsables d'équipes techniques. Des fonctions qui ont en commun d'être confrontées chaque jour à de multiples interlocuteurs : leurs équipes (agents ou animateurs), leurs collègues, les directeurs/ directrices d'école, les enfants, les parents, leur propre hiérarchie...

Qui dit différents interlocuteurs dit forcément adaptation continue et notamment une communication se devant d'être efficace à chaque instant.

 

Pour moi aussi, il s'agissait de s'adapter, car si, comme tout un chacun j'ai déjà mis le pied dans une école, moi qui me vante parfois d'avoir déjà eu affaire à toutes les fonctions et à tous les secteurs d'activité, je dois bien avouer que la nouveauté se présentait à moi avec cette mission !

 

A l'école comme dans une multinationale, ce sont finalement les mêmes problématiques...

Ici, comme dans le privé où j'interviens le plus souvent, on n'a jamais appris à communiquer. On le fait spontanément, instinctivement, avec le peu de moyens dont on dispose. Un lieu nouveau, un public différent et pourtant très vite, je constate les mêmes besoins, les mêmes envies, les mêmes difficultés que dans n'importe quelle multinationale implantée à la Défense pour qui j'animerais une formation...

 

On a conscience que la communication interpersonnelle passe aussi par le langage non verbal mais on ne mesure pas à quel point et surtout on a du mal à le cerner et à le mettre au service de ses échanges... Le terme « assertivité » ici, comme ailleurs est peu connu. Mais très vite, dès qu'on l'illustre par des situations, dès qu'on lui oppose la passivité ou l'agressivité, il est vite intégré dans le langage du public. On sait qu'on respire mais pas comment modifier positivement sa respiration. On soupçonne bien que derrière toutes ces problématiques se loge la question des émotions mais on ne sait pas comment les réguler...

Pour mieux comprendre leurs métiers et les problématiques de communication qui en découlent, je me suis bien sûr renseigné en amont. J'ai pris le temps d'interviewer certains d'entre eux afin de m'imprégner de leur verbatim de ne pas trop leur donner l'impression d'être un formateur qui ne « sévit » que dans les entreprises du CAC 40 !

 

Ce fut un travail une fois de plus passionnant de voir ce nouveau public s'intéresser aux outils que je proposais, les observer dans l'appropriation de méthodes qui, en quelques heures, leur ont permis de prendre la parole avec sérénité devant le groupe, de ralentir leur rythme cardiaque, de limiter leurs sueurs froides, d'être désormais capables de transmettre des messages clairs et directs, de pouvoir livrer leur ressenti sans pour autant appréhender la réaction de l'Autre...

 

Une formation en plusieurs modules différés dans le temps.

J'ai une fois de plus validé l'intérêt de l'intersession. Entre deux ateliers, les participants ont pu mettre en application les apprentissages et s'étonner eux-mêmes de leurs prouesses. « J'ai essayé, ça a marché ! ». Les ateliers (d'une durée de 2h30) leur ont permis par des exercices ludiques, le plus souvent empruntés aux techniques théâtrales et à la sophrologie, de mieux comprendre et mieux gérer leur stress et leurs émotions dès les deux premiers ateliers.

 

Obligés de sortir de leur zone de confort, ce type de formation requiert de la part du formateur une forte capacité à mettre en confiance les participants. Les peurs sont nombreuses. Il est indispensable de les dédramatiser, de leur montrer que ces ateliers ont pour vocation d'être éminemment pratiques et comme je me plais souvent à le rappeler, ils sont un lieu et un temps de découverte, d'expérimentation. Je parle souvent de laboratoire. Cela signifie qu'on y fait des expériences. On ne réussit pas toujours du premier coup, mais peu importe. On a aussi droit à l'erreur. Et au final, tout le monde réussit, tout le monde progresse.

 

Bien qu'étant moi-même confiant en démarrant cette mission, je me demandais comment cela allait se passer avec ces publics auquel j'étais peu habitué. J'ai très vite appris à les connaître (même si cela faisait beaucoup de monde, 4 groupes de 10 personnes). J'ai écouté leurs attentes, j'ai observé leurs difficultés et j'ai aménagé mon programme jusqu'au dernier moment pour qu'il colle le plus possible à leur réalité.

 

J'ai finalement retrouvé ce que je côtoie partout ailleurs. Des personnes pleines de ressources, qui ont envie d'apprendre, de progresser, qui ne sont pas satisfaites de manquer parfois de confiance, une confiance qui les empêche trop souvent de s'affirmer, de dire les choses...

 

Une satisfaction chaque fois renouvelée

Quel plaisir de les voir revenir au deuxième atelier souriants, prêts à repartir avec moi pour deux heures trente d'aventure. Certes, ils le comprennent dès le premier atelier. Ce ne sera pas facile. Ils ont vite deviné que derrière mon sourire bienveillant (à travers mon masque transparent...) il y a une forte exigence. Ils ont eu raison. Mon exigence est la même que celle que j'impose aux autres profils du privé.

Ils vont dépasser leurs blocages, exprimer leurs émotions et au final faire des pas de géant.

 

Ils sont contents. Me remercient chaleureusement. Ils sont aussi reconnaissants vis-à-vis de l'institution qui leur a offert ces moments rares et privilégiés. Dans leurs évaluations écrites ou orales, ils en redemandent même. Cela me fait, comme chaque fois chaud au cœur d'avoir croisé ces chemins. Je suis habitué, certes. Cela fait tellement longtemps que je fais ce métier. Mais les belles émotions nous surprennent toujours. Ces individus, je ne les reverrai sans doute jamais et pourtant je sais que j'ai laissé chez eux une petite empreinte. Une empreinte qui va les accompagner et qui va leur permettre de gagner en compétences, en assurance. Ils seront plus confiants, plus assertifs dans leur communication. Et au final, ils vont développer ce bien-être professionnel si propice à la réussite. Et comme je me plais souvent à le dire : le bien-être, c'est contagieux et c'est tant mieux !

 

 

Vous souhaitez vous aussi travailler sur ces thématiques, individuellement ou collectivement ?

Organiser des ateliers pour vos collaborateurs? Les aider à faire preuve d'assertivité? Etre coaché pour gagner confiance en vous? Mettre en place des formations comportementales?

 

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(j'interviens partout en France et aussi à l'étranger)

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