Allez, avouez-le ! Comme tout le monde, vous avez peur... Peur du regard des autres, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas avoir assez d'impact, peur de perdre votre travail ou de ne pas en trouver un... Peur de prendre la parole en public, peur de dire vraiment ce que vous pensez... Peur de dire non, peut-être... Peur d'être trop conciliant, trop gentil... A moins que vous ayez peur d'être trop impulsif, trop réactif voire trop agressif ?

On pourrait continuer longtemps ainsi...

Mais c'est trop déprimant. Avec toutes ces peurs, surtout si elles sont cumulées, on finirait presque par rester chez soi et ne plus oser sortir... Mais peut-être alors aurions-nous peur d'être trop sédentaire ? Trop isolé du monde ? Peur de s'investir démesurément dans les tâches ménagères, de se laisser happer par le bricolage ou le rangement... Peur que le téléphone sonne trop ou pas assez... Peur de...

Ah non ! Ça va pas recommencer !

 

Un fait assez indiscutable vient d'être établi. A priori, potentiellement nos peurs sont nombreuses et protéiformes !

 

Mais qu'est-ce que la peur ? Et d'où vient-elle, notamment dans la sphère professionnelle ?

La peur, comme le stress est une réaction à une situation non contrôlable et non maitrisée.

Prenons un exemple simple. Votre téléphone sonne au beau milieu de la nuit... Vous vous réveillez et décrochez inquiet(e). Qu'est-ce qui vous perturbe ? La sonnerie du téléphone ? Heureusement que non, sinon vous passeriez votre temps à avoir peur à chaque fois que votre téléphone se manifeste. Ce qui crée l'inquiétude (c'est une forme de peur) c'est l'association sonnerie du téléphone et heure avancée de la nuit sans connaître le pourquoi. On ne contrôle pas, on ne maitrise pas, on subit.

Imaginons une seconde situation, très proche de la première. Vous avez une personne qui vous est chère qui part en déplacement. Vous lui avez demandé de vous prévenir lorsqu'elle sera arrivée à bon port. Elle a peut-être insisté en vous rappelant qu'elle risque d'arriver en pleine nuit. Vous avez confirmé qu'elle pouvait vous appeler quelle que soit l'heure. Et sur le coup de trois heures du matin, votre téléphone sonne. Avez-vous peur ? Non. Êtes-vous rassuré(e) ? Probablement. Cette même sonnerie qui avait eu pour conséquence de créer en vous dans le premier cas une alerte inquiétante, devient ici rassérénante. Pourquoi ? Parce que vous n'êtes pas pris(e) au dépourvu. Parce que vous êtes à l'origine de la demande et parce que cette réponse avant même que vous ayez décroché constitue déjà, en soi, un apaisement.

 

Seulement, voilà. On ne décide pas toujours tout ! Dommage... Et un certain nombre des peurs évoquées au début de cette chronique apparaissent précisément parce qu'on est dans l'expectative. Parce qu'on craint, qu'on appréhende sans avoir pour autant de réponses à nos interrogations.

 

Et pourquoi n'avons nous pas de réponse ? Parce que ces réponses apparaissent, dans la majorité des cas, dans le futur, un futur que même le marc de café a souvent du mal à nous révéler...

Franchement, avez-vous peur d'un événement passé ? Non. Impossible. Je ne dis pas que cet événement ne vous a pas fait peur sur le moment, ni que vous puissiez encore aujourd'hui en porter les stigmates. Mais il ne vous fait plus peur. Parce qu'il appartient au passé, il est maitrisé.

Ce qui ne veut pas dire que certaines de vos peurs d'aujourd'hui ne soient pas liées à des événements du passé, et même d'un passé très lointain...

 

La peur une émotion négative ?

On a l'habitude de classer la peur dans la colonne des émotions négatives, au même titre que la colère par exemple. Je m'insurge contre cette dénomination. Certes, je le concède il y a des émotions plus souriantes, comme la joie, mais selon moi aucune émotion n'est négative. Parce qu'une émotion a toujours sa raison d'être. Une émotion est utile. Voilà pourquoi je préfère largement parler d'émotions désagréables.

 

Il convient de noter que certaines émotions désagréables, comme la peur, sont ambivalentes. Lorsque vous regardez un thriller et que vous y prenez du plaisir, votre peur mêlée d'excitation n'est pas si désagréable que ça... Sinon vous regarderiez autre chose ! Que font tous ces gens dans les manèges de fêtes foraines ? Ils vont mettre à l'épreuve leurs peurs... Et en savourer les limites.

 

Mais au fond de vous, au fond d'eux, il y a une certitude, on n'est dans la fiction et tout doit bien se terminer (même si des accidents tragiques viennent confirmer la pertinence de certaines peurs...).

 

Dans le monde professionnel, notre peur est très souvent liée à notre confiance en nous. Si je prends la parole devant un public et que je ne me sens pas très à l'aise, c'est parce que le regard des autres me contraint, m'inhibe. J'ai peur d'être mal jugé ou tout simplement d'être jugé. J'ai peur qu'on ne me trouve pas à ma place, parce que pas à la hauteur de ma fonction, de mon positionnement, de mon expertise.

J'ai peur qu'on perde confiance en moi, qu'on ne m'estime pas tel que je devrais l'être. N'ayons pas peur... des mots, j'ai peur qu'on ne m'aime pas, qu'on ne m'aime plus. Vous pourriez vite me rétorquer que le milieu professionnel n'est pas là pour qu'on soit aimé. Et vous auriez raison. Pourtant, c'est bien notre quête constante, ici, ou ailleurs. Compter pour les autres, être respecté, être pris en considération, c'est bien chercher des preuves d'amour.

 

Seulement voilà, plus l'enjeu est important, plus les personnes qui sont en face de nous comptent et plus leur présence et leur regard sont susceptibles de générer des peurs. Il n'est pas rare d'entendre lors d'une séance de coaching des professionnels me raconter qu'ils étaient sur le point de réaliser une intervention. Tout était au point. Ils se sentaient plutôt en confiance. Et tout, à coup, alors que ça n'était pas prévu, vient se loger en catimini dans la salle... leur manager. Et alors, là, tout bascule... Cette seule présence fait vaciller leur équilibre émotionnel. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Certes. Mais parfois un seul être en plus, et on a envie d'être six pieds sous terre !

Et cela ne vient pas forcément de l'intention de l'Autre. Le manager concerné est peut-être venu avec beaucoup de bienveillance. Il n'est pas là pour juger et pourtant nous lui conférons un rôle, une posture qui va compliquer la situation et rajouter des enjeux qui n'ont pas forcément raison d'être.

 

 

La peur évite-elle le danger ?

Oui vous connaissez le dicton selon lequel « la peur n'évite pas le danger ». Cela sous-entend que vous pouvez avoir peur tant que vous voulez, l'objet -dangereux- de votre peur n'en sera pas altéré.

Je ne suis pas certain que ce dicton se défende dans toutes les situations. Il tendrait à nous encourager en nous disant, en substance, « ça ne sert à rien d'avoir peur, ça ne va pas changer la situation pour autant... ». J'ai dit précédemment que la peur comme toute émotion est utile. Elle nous renseigne. Elle nous indique qu'un changement a lieu ou va avoir lieu. Elle nous alerte. Là encore la peur agit comme le stress. Autrement dit il s'agit d'un indicateur, un clignotant qui nous met en garde. En cela, elle est précieuse. Indispensable.

 

Si vous n'aviez pas peur, vous oublieriez de regarder à droite et à gauche avant de traverser... Or si vous le faites, c'est parce que l'idée de vous retrouver aplatie comme une crêpe n'est guère séduisante. Si vous le faites, c'est parce qu'un jour quelqu'un vous a appris à avoir cette peur. Vous a appris à vous protéger d'un danger.

 

Dans des temps très reculés, durant la préhistoire, la peur était le gage de la survie. Les peurs si elles n'empêchaient pas le danger de survenir, elles permettaient du moins d'anticiper ou, s'il était trop tard, de fuir.

Vous avez sûrement entendu parler de ce récent fait divers dont les deux protagonistes étaient un jeune homme et un ours. L'ours se met à charger l'homme. L'homme a peur et se met à courir. La fuite fait comprendre à l'ours qu'il est en situation de force. Si l'homme fuit, c'est qu'il n'a pas le dessus. Donc, l'animal n'a pas de raison d'avoir peur. Et puis, dans un instinct de survie, l'homme réalise qu'il sera tôt ou tard rattrapé par l'ours. Il change, instinctivement, de stratégie. Il s'arrête de courir et va en direction de l'ours qui le pourchassait en criant à s'époumoner. Que fait l'ours ? Il s'arrête puis prend la fuite. Il interprète le revirement de l'homme comme une preuve de sa force, de sa puissance. L'ours oublie que dans tous les cas, il sera le vainqueur d'un potentiel combat. D'agresseur, il devient victime potentielle. La peur s'est inversée.

 

Cette aventure, pour le moins impressionnante, peut nous aider à réfléchir sur nos peurs. Que fait-on quand on n'a peur ? Est-ce qu'on fuit ? Est-ce qu'on est médusé ? Est-ce qu'on fait face ?

Le choix n'est pas dans la situation. Il est en nous.

Nous déplorons parfois que les choses n'aillent pas aussi vite que nous le souhaiterions dans notre vie personnelle, dans notre vie professionnelle. Mais quelle posture avons-nous adopté ? Le repli ou l'action ?

Peut-être faut-il avoir un peu de courage, parfois.

N'est-ce pas Mandela qui disait que « le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité à la vaincre... » ?

Alors, ne niez pas vos peurs, écoutez-les, prenez les en charge, domptez-les !

Et si vous n'y arrivez pas tout(e) seul(e)... n'ayez pas peur... de prendre un coach !!!

 

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