Quel stress !

Mais au fait, d’où vient le stress ? De mon corps ou de ma tête ?

J’entends déjà certains et certaines d’entre vous répondre, sans hésitation :

« les deux, mon capitaine… » !

 

D’autres, encore plus malins, détournent la question –et ils ont peut-être raison !- en affirmant que le stress vient… de l’extérieur. Une situation, une difficulté, une personne, un imprévu provoquent en nous une réaction vite qualifiée de « stress » et qui va avoir plusieurs manifestations…

Bonne nouvelle ! Tout le monde a raison ! C’est dans le corps, c’est dans la tête et ça vient aussi de l’extérieur…

Et cependant, tout cela mérite quelques éclaircissements.

 

On le sait depuis longtemps, le stress est une réaction de défense presque instinctive chez l’individu. Qui dit réaction de défense dit, a priori, réflexe positif de survie. Oui mais ça, c’est uniquement ce que d’aucuns appellent le « bon stress ». Autant vous le dire tout de suite, je n’entrerai pas dans la polémique du bon stress et du mauvais stress. Je me bornerai à évoquer des paliers, des étapes qui régissent l’apparition du stress. Pour évaluer le stress, on détermine communément trois stades progressifs : la phase d’alerte, la phase de résistance et la phase d’épuisement.

 

La phase d’alerte (assimilée souvent au « bon stress ») intervient lorsque, soumis à une situation nouvelle et potentiellement dangereuse, nous sommes alarmés et nous réagissons pour que tout se passe au mieux. Prenons un exemple simple. Je suis sur le point de traverser la rue, je n’ai pas été suffisamment attentif ; un camion me klaxonne pour me signaler sa présence. Cela me fait sursauter et ce sursaut me permet en un quart de seconde de reculer et d’éviter le pire…

Cette alarme est aussi celle qui peut me rendre brillant lors d’une compétition sportive ou intellectuelle, parce que la tension de la situation met tous mes sens en éveil, aiguisant ma réactivité et donc ma performance.

 

Mais alors… quand est-ce que ça se gâte ?

Pour mieux le comprendre, prenons un autre exemple. J’étais tranquillement en train de skier par une belle journée d’hiver et soudain, j’entends un grondement et je vois un mur de neige descendre vers moi du haut de la montagne. J’ai peur. Je ressens un stress important et j’essaie d’échapper à la situation. J’essaie de m’éloigner, de fuir le danger. Le stress qui m’alarme m’aide alors à chercher une solution.

Malheureusement pour moi, l’avalanche va plus vite que mes skis ! Et la neige s’abat sur moi.

Je suis coincé dans la neige. J’ai mal. J’ai froid. Et cependant, je suis prêt à lutter pour ma survie. J’entre dans la phase dite de « résistance ». Je lutte physiquement et psychologiquement. J’essaie de remonter à la surface, je mobilise toute mon énergie, j’appelle à l’aide, je me dis que quelqu’un va bien finir par m’entendre, par venir me trouver, me sauver…

Cette phase de résistance est plus ou moins longue selon les individus et selon ce à quoi je dois faire face. Cela dépend aussi de ma capacité d’adaptation. Et puisque nous sommes au cœur du sujet, il est bien temps de rappeler que le stress est un syndrome d’adaptation. Autrement dit, une saine réaction de survie…

 

J’en vois quelques-uns qui grimacent… « Pourquoi ne pas faire une apologie du stress pendant qu’on y est ! »

Mais alors ? Ça ne se gâte toujours pas ? Mais si ! Et c’est maintenant !

Continuons ma mésaventure neigeuse… Cela fait maintenant un moment que je crie, que je lutte, que je me débats… Et rien. Pas la moindre avancée, pas la moindre main tendue. Mes membres sont engourdis. Je n’ai plus de force… Mon moral est au plus bas… Je suis en train de rentrer dans la troisième phase : « l’épuisement ».

Ce stade d’épuisement se caractérise souvent par deux conditions concomitantes : la durée et l’intensité. Si personne ne vient me secourir et que je ne trouve pas rapidement de solution, cet épuisement aura raison de moi…

Dans toutes les situations de stress et notamment dans la vie professionnelle, on va retrouver ces trois phases ou du moins tenter d’éviter d’arriver à la dernière !

On constate très clairement que l’épuisement est dû à l’absence de moyens, on pourrait parler d’armes ou de défenses pour lutter contre un « agresseur » qui a deux avantages sur moi : il tient dans la durée et il perdure dans son intensité.

 

Je peux être très efficace dans une compétition sportive par exemple, dès lors qu’elle est limitée dans le temps. Je saurai investir mon énergie, ma force physique et mentale sur une courte période. Mais si cela devait durer trop longtemps alors le process s’inverserait. Ma fatigue me ferait jouer de moins en moins bien, et si l’effort demandé était encore plus soutenu, je risquerais de craquer psychologiquement ou physiquement. Sans parler de l’enjeu de la compétition qui peut altérer mes propres défenses et mon efficacité.

 

Limiter les facteurs de stress dans l’entreprise, par tous les moyens, est indispensable si on veut éviter d’avoir des collaborateurs en situation d’épuisement. Le burnout ou épuisement professionnel est l’incarnation de ce troisième stade, une situation dans laquelle se trouve un collaborateur qui n’a plus (ou pense ne plus avoir) de moyens pour faire face à la situation qui s’impose à lui.

On peut renforcer ses défenses, certes, on peut limiter les situations à risques, bien sûr, mais on peut (on doit ?) également repenser l’entreprise, repenser les modes de management, repenser la façon de travailler pour prévenir plutôt que guérir…

Autrement dit, l’heure de la prévention primaire est arrivée… Cela commence à germer dans les entreprises en France. Mais c’est encore trop timide et trop lent… Les efforts doivent être renforcés notamment pour prévenir les risques psychosociaux.

 

Car, ne l’oublions pas, même si les Saint-Bernards sont mobilisés, on ne ressort pas toujours indemne d’une avalanche…

 

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