Coach ? Oui ! Psy ? Non !

 

 

Qu’on se le dise : je n’ai rien contre les psys ! Ils font leur boulot, et moi aussi…

Aller voir un psy ou aller voir un coach, ce n’est pas tout à fait la même chose même si on peut aller vers l'un comme vers l'autre par nécessité, et dans certains cas par effet de mode...

Il en va de sa séance chez le psy comme de sa séance chez le coach. Longtemps, cela fût un sujet tabou. Beaucoup n’en parlaient pas. Certains s’en cachaient, au point de s’engouffrer dans le cabinet de tous les secrets, comme d’autres disparaissent derrière le rideau rouge d’un sex shop, subrepticement, en jetant des regards craintifs aux alentours, de peur d’être démasqués… Et puis avec le temps, on a désacralisé, sûrement parce qu’on a démocratisé aussi. Aller voir un psy n’était plus forcément appartenir à la communauté peu convoitée des « fous ». Mieux que ça, on est passé d’une situation de quasi honte à une sorte de fierté, voire de snobisme suffisant en clamant haut et fort « j’ai rendez-vous chez mon psy ». Comme si tout à coup, le fait d’avoir un psy était une distinction, une façon de dire aux autres « je ne suis pas n’importe qui : j’ai un psy. »

Qu’en est-il du fait d’avoir un coach ? Même évolution des comportements. Dans les années 90, avoir un coach est encore tabou. C’est perçu par certains, notamment ceux qui ont recours à ces professionnels, comme un aveu de faiblesse. De ce fait, rien d’étonnant à ce qu’on tente, par tous les moyens, de dissimuler son accompagnement. On le fera d’autant plus vis-à-vis de ses subordonnés, restant encore dans une vision archaïque du manager tout puissant qui ne doit exposer aucune de ses failles et qui n’a d’ailleurs tout simplement pas le droit à l’erreur.

Curieusement, dans un certain nombre de cas on va observer quasiment un glissement de l’un à l’autre, et l’on peut difficilement négliger la tendance « effet de mode » de ceux qui clamaient à un moment donné « je vais voir mon psy ! » et qui en toute liberté, voire fierté, diront par la suite « Je sors de chez mon coach ! ». Aujourd’hui, le terme « coach » lui-même est galvaudé puisqu’il est utilisé à toutes les sauces ! C’est le cas de le dire… Même des coaches en cuisine !

Ne nous y trompons pas, malgré le « glissement » que je viens d’évoquer, on a toujours bel et bien à faire à deux professionnels qui, même s’ils ont l’un et l’autre une écoute fortement développée et essentielle à l’exercice de leur métier, ne visent pas les mêmes objectifs. Le premier –le psy- est en grande partie centré sur la personne concernée, et notamment ce qui dans son passé la conduit à être ce qu’elle est aujourd’hui dans sa personnalité et dans ses comportements (je sais, c’est un peu réducteur, mais ça a le mérite d’être synthétique !). Le coach s’intéresse aussi à la personne, mais axe son essentiellement sur le présent et le futur ; il ne l’aidera pas forcément à répondre à la question « pourquoi je suis comme ça ? » mais plutôt à la question « comment je vais changer ? ».

Les deux approches sont distinctes même si dans bien des cas le psy « booste » son patient et dans d’autres, le coach est censé ne pas être dépourvu de psychologie !

 

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